Dominique et Sainte Lucie par (Romain G.)
Dominique nique nique, chantait cette pauvre sœur Sourire. Soucieux d'échapper à la folie furieuse qui agite Paris en cette fin juillet 2024, cette période de Jeux Olympiques, c'est en effet vers les Antilles que nous passerons ces 15 jours de folie mondiale ! Après deux plongées sur le Diamant en Martinique, hop, c'est par l'Express des Iles que nous rejoignons le groupe en Dominique. Après des siècles de règne colonial, la Dominique a su se forger une identité propre, avec une culture riche qui se manifeste par ses traditions, ses fêtes populaires et son environnement naturel préservé. Ce séjour promettait des découvertes fascinantes, tant sous l'eau que sur terre, où chaque recoin de l'île révèle ses secrets.
Nous serons 9 sur cette sortie, rejoints bientôt par une locale de l'étape, amie de Pascalou.
Le séjour débute par la région nord à Portsmouth. Cabrit est un petit centre de plongée tenu par un couple français, que nous apprendrons plus tard être issu de JAM, notre club de Montreuil. Nous séjournerons dans un petit hôtel quasi familial à la vue panoramique et imprenable, doté d'une petite piscine de "dessalage", proche du centre de plongée. Bref, ambiance familiale et amicale pour ce séjour nord où nous aurons l'occasion de fêter l'anniversaire de Lapin devant un gros gâteau fabriqué "maison".
Une révélation ! Plongées étonnantes car je ne m'attendais pas du tout à ce type de faune et à une faune aussi riche et dense et surtout je retrouve mes chers "frogfishes" jaunes, rouges, expert en dissimulation, mais pas seulement ! Je suis toujours fasciné par les éternelles et magnifiques éponges barique, tubulaires, les coraux fouet, les gorgones arborescentes. Toute la faune Antillaise est bien sûr présente : langoustes, murènes, poissons scorpions nichés sur et dans les éponges barriques que Denis se fait un plaisir de déloger. Je garde surtout le souvenir d'une inoubliable plongée de nuit effectuée en très petit comité avec Lapin et où nous découvrîmes un banc de micro-seiches puis de petits calamars et seiches virevoltants dans la lumière de nos lampes, des langoustes courants sur le sol, d'énormes crabes rouges invisibles de jour et de minuscules crabes des gorgones, des cigales de mer en pleine eau etc…



Les dîners dans des "bouis-bouis" de paillotes ou nous testions les différents rhums plus ou moins bien arrangés nous ont laissé de bons souvenirs mais le pompon est revenu à ce cocktail très "local". Il contenait aussi de l'alcool mais surtout d'autres résines inavouables qui laissèrent Marie Pierre sur le carreau après nous avoir révélée une facette inconnue de sa personnalité.
Trop court séjour en Dominique Nord que nous quittâmes après 4 jours pour traverser l'ile nord-sud en passant par de délicieuses cascades et des bains bouillants volcaniques et soufrés pour découvrir les sites de la Dominique Sud.
Au sud l'accueil du centre Nature Island Diving est plus anglo-saxon et pour ainsi dire un peu "rigide". Très bonne organisation il est vrai, un tantinet militaire même, dirigé par l'adjudant "Désirée" pas si bien nommée, que nous réussirons à évincer rendant notre séjour plus convivial. L'hôtel, le Jungle Bay Resort, est en effet une merveille dotée de bungalows charmants éparpillés dans la jungle et muni deux 2 belles piscines propices fort agréables malgré les nombreuses averses habituelles sous ces tropiques. Son seul défaut étant d'être situé loin du centre de plongée et du village de Scotts Head que nous devions rejoindre en taxi. Une caractéristique remarquable du centre de plongée de Nature Island Diving était son élevage de corail

ainsi que le soin apporté au respect et à la protection des coraux. En effet les coraux étaient atteints d’une pathologie infectieuse bactérienne que nos guides traitaient par des applications d’une, pâte d’amoxicilline soigneusement appliquée à la seringue dont elles étaient munies. De même apportons au crédit de Nature Island Diving la soigneuse désinfection des matériels de plongée afin de ne pas contaminer les autres sites de plongée visités lors de la suite du voyage. Captain America participera à la sauvegarde des coraux





Direction Sainte-Lucie : Après un très laborieux abordage de l’île, gâché par des formulaires administratifs aussi rébarbatifs qu’inutiles et des contrôles douaniers pseudo méticuleux, laborieux, interminables et inefficaces, comme en témoigne le régime de bananes transporté sans encombre par ce forcené de Pascalou, le séjour finira par 6 plongées réalisées à Sainte-Lucie au centre de plongée de l’hôtel Anse Chastanet. Très bel hôtel situé sur la marina, les départs en bateaux nous permettant de passer devant les somptueuses demeures alignées le long de la marina de l’anse, contrastant clairement avec le faible niveau de revenu des natifs de l’île…


Très clairement, les plongées à Sainte Lucie ne sont guère différentes de celles de la Dominique, plutôt moins riches. L'île est moins séduisante, plus touristique et moins "nature" que la Dominique qui m'a profondément séduite. Franchement, les formalités pour y parvenir me dissuadent d'y retourner.


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