Saumon, aquaculture et environnement : une question de compromis: Pierre d’A.
Saumon, aquaculture et environnement : une question de compromis
Lorsqu’on parle de poisson, d’aquaculture et d’environnement, il est tentant de chercher la bonne et la mauvaise solution. En réalité, la question est bien plus complexe, et mérite d’être regardée comme les plongeurs que nous sommes : en prenant un peu de recul.
L’impact environnemental d’un poisson ne dépend pas uniquement du fait qu’il soit sauvage ou d’élevage. Il résulte d’un ensemble de facteurs :
- l’alimentation des animaux,
- l’origine des matières premières,
- la pression exercée sur les écosystèmes marins ou terrestres,
- l’énergie utilisée,
- le transport et la distance jusqu’à notre assiette.
Certaines productions sont parfois présentées comme très vertueuses sur le plan climatique, car elles émettent moins de CO₂ ou utilisent moins de ressources marines. Mais lorsqu’on regarde de plus près, ces systèmes reposent souvent sur des protéines végétales importées, comme le soja, dont l’impact environnemental dépend fortement de son origine et peut être associé à la déforestation ou à une forte pression sur les sols.
À l’inverse, d’autres filières utilisent des coproduits de la pêche ou des ressources locales, ce qui peut s’inscrire dans une logique d’économie circulaire, même si ces systèmes ne sont pas exempts de limites. Là encore, tout est question d’équilibre.
L’enjeu majeur n’est donc pas de désigner une solution parfaite, mais de réduire les impacts globaux :
- limiter la surexploitation des océans,
- préserver les habitats marins,
- améliorer l’utilisation des ressources existantes,
- et laisser aux écosystèmes la capacité de se régénérer.
En tant que plongeurs, nous savons mieux que quiconque que la mer est un milieu vivant, fragile et interconnecté. Ce que nous consommons, d’où cela vient et comment c’est produit a forcément des répercussions, parfois loin de nos côtes.
S’informer, comparer, varier ses choix, privilégier la proximité quand c’est possible… ce sont déjà des gestes concrets.
Protéger l’océan ne passe pas par des positions tranchées, mais par une compréhension plus fine de la complexité du vivant 🌊💙.

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